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Comment se fait le transfert d'une arme entre particuliers ?

Le transfert d'une arme à feu entre particuliers n'est possible que si le vendeur en est le propriétaire légal et si l'acheteur possède un permis de port d'armes valide ou une autorisation d'achat spécifique. Le transfert doit être constaté par écrit et les deux parties doivent déclarer leur situation aux autorités compétentes dans les 72 heures suivant la livraison.

Cette procédure s'applique aussi bien aux ventes qu'aux cessions sans dépôt. Il n'est pas obligatoire de se rendre chez un armurier, mais le vendeur et l'acheteur doivent vérifier attentivement le titre de propriété, les caractéristiques de l'arme et le respect des limites de possession.

Qui peut rendre une arme ?

L'arme peut être remise par toute personne qui en est le propriétaire ou le détenteur légitime et qui l'a dûment déclarée aux autorités de sécurité publique.

Le vendeur doit pouvoir démontrer l'origine de l'arme au moyen de son rapport de possession et de tous les documents d'achat.

Pour vendre une arme à feu détenue légalement, le vendeur n'a pas besoin de permis de port d'arme valide. Une personne qui devient simple détenteur d'arme après l'expiration de son permis peut la vendre à une personne autorisée. Cependant, elle ne peut pas transporter personnellement l'arme avec un permis expiré.

Qui peut acheter l'arme ?

L'acheteur doit être majeur et posséder l'une des qualifications suivantes :

  • permis de chasse valide ;
  • permis valide pour le port d'un fusil de tir au pigeon d'argile ;
  • permis de port d'arme valide pour la défense personnelle ;
  • aucune objection à l'achat émise par le commissaire de police et toujours valable ;
  • toute autre autorisation spécifiquement adaptée à l'acquisition de l'arme.

La possession d'autres armes, y compris une arme à feu enregistrée, n'autorise pas un nouvel achat. Un permis de port d'armes expiré n'est pas non plus un permis valide.

Quels contrôles le cédant doit-il effectuer ?

Avant la livraison, le vendeur doit vérifier :

  • l'identité de l'acheteur au moyen d'un document valide ;
  • l'original du permis de port d'arme ou de l'autorisation ;
  • la validité temporelle du titre ;
  • la correspondance entre le détenteur du document et l'acheteur ;
  • la présence éventuelle de limites ou d’exigences dans l’autorisation ;
  • la possibilité légale pour l'acheteur de posséder cette catégorie d'arme ;
  • respect des limites de détention numériques.

Le cédant ne doit pas se contenter d'une simple photographie illisible du document. Il est conseillé d'examiner l'original et d'en conserver une copie à joindre à l'avis de transfert.

En cas de doute sur l'authenticité ou la validité du titre, la livraison doit être reportée et le Bureau des armes à feu doit être contacté.

Quelles limites de détention l'acheteur doit-il vérifier ?

Avant tout achat, il est important de vérifier la classification officielle de l'arme et le nombre d'armes déjà possédées. Généralement, un particulier peut posséder :

  • à 3 armes à feu courantes non classé pour un usage sportif ou de chasse ;
  • à 12 armes classées pour un usage sportif;
  • un nombre indéterminé d'armes classables comme armes de chasse ;
  • à 8 armes anciennes, artistiques ou rares d'importance historique, sauf si vous disposez d'une licence de collection spécifique.

La catégorie ne dépend pas de l'usage prévu de l'arme, mais de sa classification légale. Un pistolet utilisé au stand de tir, par exemple, n'est pas automatiquement considéré comme une arme de sport s'il n'est pas classé comme tel.

Si l'achat entraîne un dépassement des limites autorisées, le permis de collection approprié doit être obtenu au préalable ou le nombre d'armes déjà possédées doit être modifié.

Comment prépare-t-on la déclaration de transfert ?

Le transfert doit être formalisé par une déclaration écrite, de préférence au moyen du formulaire publié par le commissariat de police compétent.

Le document doit contenir :

  • nom, prénom, lieu et date de naissance, domicile et code fiscal du cédant ;
  • nom, prénom, lieu et date de naissance, domicile et code fiscal de l'acheteur ;
  • détails des documents d'identité ;
  • détails du permis de port d'arme ou de l'autorisation de l'acheteur ;
  • type, marque, modèle et calibre de l'arme ;
  • numéro de série;
  • tout numéro de catalogue ou classification ;
  • indication de toute pièce, chargeur ou munition vendue ;
  • date, heure et lieu de livraison ;
  • indication s'il s'agit d'une vente, d'une donation ou d'un autre transfert définitif ;
  • signatures lisibles des deux parties.

Il est conseillé de préparer au moins un exemplaire pour chaque partie et tous les exemplaires supplémentaires nécessaires aux communications avec les autorités compétentes.

Est-il nécessaire de faire authentifier les signatures ou de se rendre chez un notaire ?

Pour les transferts de propriété privés ordinaires, la légalisation des signatures n'est généralement pas requise. Toutefois, il est essentiel que l'acte soit complet, lisible et signé par les deux parties.

Le commissariat de police peut fournir son propre formulaire et exiger des pièces justificatives spécifiques. Avant tout transfert de propriété, il est donc conseillé de consulter les instructions du service compétent.

Quand l'arme peut-elle être remise ?

L'arme ne pourra être livrée qu'après vérification du titre de propriété de l'acheteur et complétion de la déclaration de transfert.

À la livraison :

  • L'arme doit être complètement déchargée ;
  • La marque, le modèle, le calibre et le numéro de série doivent être comparés au rapport du vendeur ;
  • l'acheteur doit recevoir une copie de l'acte de cession ;
  • les documents nécessaires au nouveau rapport doivent être soumis ;
  • Toute munition doit être déclarée et transférée uniquement dans les limites établies.

La livraison physique détermine le transfert de la disponibilité de l'arme et lance le délai de 72 heures dont dispose l'acheteur pour la signaler.

Quelles sont les obligations de l'acheteur ?

L’acheteur doit signaler la nouvelle prise de possession dans les 72 heures suivant l’acquisition de la disponibilité du matériel.

Le rapport doit être soumis au bureau responsable du lieu de stockage de l'arme, généralement accompagné des pièces suivantes :

  • déclaration de transfert signée par les parties ;
  • copie du rapport de détention du cédant ;
  • copie de la pièce d'identité du cédant ;
  • copie de votre permis de port d'armes ou de votre autorisation ;
  • pièce d'identité de l'acheteur ;
  • rapport précédent concernant les armes déjà possédées ;
  • toute déclaration relative aux cohabitants ;
  • formulaires requis par le quartier général de la police.

Le nouveau rapport doit inclure une liste complète et actualisée des armes et munitions détenues.

Quelles sont les obligations du cédant ?

Le cédant doit également communiquer le transfert à l'autorité auprès de laquelle l'arme a été enregistrée, en mettant à jour sa situation dans un délai de 72 heures.

La communication doit être accompagnée de :

  • copie de la déclaration de transfert ;
  • copie du titre de propriété de l'acheteur ;
  • copie de la pièce d'identité de l'acheteur ;
  • rapport précédent de détention;
  • nouvelle liste des armes et munitions restantes.

La réclamation de l'acheteur ne remplace pas automatiquement la notification obligatoire du vendeur. Les deux parties doivent actualiser leur position.

Où apparaissent les communications ?

L’acheteur et le vendeur doivent contacter les services compétents de leurs lieux de détention respectifs :

  • Quartier général de la police ou commissaire à la sécurité publique;
  • poste de carabiniers, lorsqu'il n'y a pas de bureau de sécurité publique dans la municipalité ;
  • Quartier général de police compétent par courriel certifié (PEC), conformément aux procédures publiées par le bureau.

Si les parties résident ou détiennent des armes dans des provinces différentes, chacune doit en informer son bureau territorialement compétent.

Comment l'arme doit-elle être transportée ?

La personne transportant physiquement l'arme doit être titulaire d'un titre valide. Il s'agit généralement de l'acheteur, muni de son permis de port d'arme ou de l'autorisation permettant le transport jusqu'au lieu de détention.

Durant le voyage, l'arme doit être :

  • complètement déchargé ;
  • enfermée dans un étui ou une mallette ;
  • pas facilement utilisable ;
  • protégé contre l'accès par des personnes non autorisées ;
  • accompagné de l'acte de transfert et du titre de propriété de l'acheteur.

Si le vendeur livre l'arme à feu au domicile de l'acheteur, il doit être muni d'un document de transport valide. Dans le cas contraire, une autre procédure doit être convenue avec le service des armes à feu.

Est-il possible d'expédier l'arme ?

Il est fortement déconseillé à un particulier de confier une arme à feu à un service de messagerie ou postal classique. L'expédition et la vente à distance sont soumises à une réglementation spécifique et peuvent nécessiter une autorisation et l'intervention d'opérateurs qualifiés.

Avant tout envoi, il est nécessaire de contacter le commissariat de police et un armurier agréé, notamment lorsque le vendeur et l'acheteur se trouvent dans des provinces différentes ou lorsque l'arme doit être transférée à l'étranger.

Les munitions peuvent-elles également être remises ?

Les munitions ne peuvent être vendues qu'à une personne titulaire d'un permis d'achat valide et dans les limites de quantité établies.

Le type, le calibre et la quantité de munitions doivent être indiqués dans l'acte de vente. Le vendeur et l'acheteur doivent mettre à jour leurs déclarations respectives lorsque le type ou la quantité de munitions doit être précisé.

Avant d'inclure des munitions, de la poudre à canon ou des chargeurs soumis à déclaration, il est conseillé de consulter le Bureau des armes à feu, car les exigences varient en fonction du matériel transféré.

Peut-on se séparer d'une arme héritée ?

Le transfert d'une arme à feu appartenant à une personne décédée nécessite une procédure spécifique. Il convient d'identifier les héritiers légitimes et de vérifier les documents successoraux.

Si les héritiers ont l'intention de transférer l'arme à l'un d'eux ou à un tiers, l'acte doit être signé par les parties autorisées et l'acquéreur doit posséder un titre de propriété valable.

Avant de déplacer ou de livrer les armes du défunt, il est nécessaire de contacter le Bureau des armes à feu, sans procéder soi-même au transport.

Quelles armes ne peuvent pas être données librement ?

Les biens suivants ne peuvent faire l'objet d'un transfert normal entre particuliers :

  • armes clandestines ou armes dépourvues des marques d'identification requises ;
  • armes modifiées illégalement ;
  • armes de guerre ou matériels interdits aux particuliers ;
  • armes susceptibles d’être saisies, confisquées ou soumises à des restrictions par les autorités ;
  • armes appartenant à une personne décédée avant la régularisation de la succession ;
  • des armes dont l'origine légitime ne peut être démontrée ;
  • armes soumises à des régimes spéciaux sans l'autorisation nécessaire.

En cas de doute sur la classification ou l'origine de l'arme, celle-ci ne doit pas être remise et l'intervention du commissariat de police ou d'un armurier agréé doit être sollicitée.

Que se passe-t-il si la procédure n'est pas respectée ?

La livraison à une personne non autorisée, le défaut de déclaration, la fourniture de fausses informations ou un transport irrégulier peuvent entraîner des sanctions pénales et administratives.

Pour le cédant ou l'acquéreur, les situations suivantes peuvent survenir :

  • saisie ou retrait préventif d'armes ;
  • suspension ou révocation du permis de port d'arme ;
  • refus de renouvellement ultérieur ;
  • interdiction de détention conformément à l'article 39 de la loi consolidée sur les procureurs publics ;
  • responsabilité pénale pour les infractions commises.

Un exemple pratique

Un chasseur souhaite vendre un fusil à canons juxtaposés, dûment enregistré, à un particulier. Avant la livraison, il vérifie l'identité de l'acheteur ainsi que son permis de port d'arme valide. Les deux parties comparent le numéro de série avec celui figurant sur l'enregistrement et signent l'acte de cession.

L'acheteur prend livraison du fusil non chargé et le transporte dans son étui jusqu'à son domicile. Il dépose une nouvelle déclaration auprès des autorités compétentes dans les 72 heures. Dans le même délai, le vendeur notifie la vente et met à jour la liste des armes à feu restantes en sa possession.

Références réglementaires essentielles

  • Décret royal du 18 juin 1931, n° 773 – TULPS, notamment les articles 35, 38, 39 et 42 ;
  • Décret royal du 6 mai 1940, n° 635 – Règlement d’application du TULPS ;
  • Loi du 18 avril 1975, n° 110, notamment les articles 10, 17, 20 et 20 bis ;
  • Décret législatif du 30 décembre 1992, n° 527 ;
  • Décret législatif du 10 août 2018, n° 104 ;
  • article 697 du Code pénal.

Cette fiche d'information est fournie à titre indicatif uniquement et ne remplace pas la consultation de la réglementation en vigueur. Avant la livraison, le vendeur doit vérifier l'identité de l'acheteur et la validité de son permis de port d'armes. Les deux parties doivent documenter la transaction et mettre à jour leurs rapports respectifs dans un délai de 72 heures. Les formulaires, les pièces justificatives et les procédures peuvent varier selon les régions : en cas de doute concernant la classification, le transport, les limites de possession ou la provenance de l'arme, il est impératif de consulter au préalable le service des armes à feu compétent.

 

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